dernier ajustement
30 avril 2009
organe du parti
communiste international
IL PROGRAMMA COMUNISTA
Redazione: Casella Postale 962
20101 Milano
toute correspondance à: Editions <il programma comunista> IPC, B.P. 211, 75865 Paris Cedex 18
  • ÉDITORIAL: Les banlieues en flammes...

  • NOS PUBLICATIONS

  • OUVRAGES DISPONIBLES en pdf
    Cahiers Internationalistes 6
    Cahiers Internationalistes 8

    Cahiers Internationalistes 9

    Puor commandes:

    Edizioni Il Programma Comunista
    Casella postale 962 - 20101 Milano (Italy)


  • CAHIERS INTERNATIONALISTES - PÉRIODIQES
    n° l
    Parti et classe (1921)
    Parti et action de classe (1921)
    Force, violence et dictature dans la lutte des classes (1947-48)
    Dictature prolétarienne et parti de classe (1951)

    n° 2

    Le principe démocratique (1922)
    Organisation et discipline communiste (1922)
    Le renversement de la praxis (1951)
    Parti révolutionnaire et action économique (1951)
    Mouvements revendicatifs et socialisme (1962)
    Luttes revendicatives, associations économiques et parti de classe (1972-92)

    n° 1 (nouvelle série)

    Le cours du capitalisme mondial et ses crises
    A propos de la Palestine et du Kurdistan
    Contribution critique à la “question nationale”

    n° 2 (
    nouvelle série)
    La bourgeoisie redécouvre les luttes ouvrières en pleine orgie électoraliste
    Les leçons de la grève à Chausson
    Actionnariat populaire et privatisations
    La lutte prolétarienne contre l’embargo en Irak est une exigence de la préparation de la révolution communiste
    Afrique du Sud: les prolétaires ne sont qu’au début de leur lutte
    La Tchétchénie, une autre face du capitalisme

    n° 3-4

    Editorial. Un monde à la débandade, un avenir à construire
    A propos des calomnies contre les communistes révolutionnaires
    La fonction de la social-démocratie en Italie (publié dans “il comunista”, 6 février 1921)
    Les sociaux-democrates et la violence (publié dans “il comunista”, 12 avril 1921)
    Les voies qui conduisent au “noskisme” (publié dans “il comunista”, 14 juillet 1921)
    Le fascisme (publié dans “il comunista”, 17 novembre 1921)
    Le programme fasciste (publié dans “il comunista”, 27 novembre 1921)
    Du gouvernement (publié dans “il comunista”, 2 décembre 1921)
    Rapport de A. Bordiga sur le fascisme au IV Congres de l’Internazionale communiste (12eme séance, 16 Novembre 1922)

    n° 5

    Editorial. La taupe de la «globalisation» capitaliste est au travail
    L’Algérie, un exemple supplémentaire d’une dérive inévitable à l’époque impérialiste de l’indépendance nationale, à l’impasse démocratique et au massacre systématique de milliers d’êtres humains pour le seul bénéfice d’intérêts impérialistes
    Eloge de la patience
    Il n’y a rien à attendre du nouveau gouvernement de gauche
    Convergences et divergences entre les thèses bolcheviques de Lénine-Boukharine et celles de la gauche communiste d’Italie sur la question parlementaire
    Rapport de A. Bordiga sur le fascisme au Vème Congrès de l’Internationale Communiste
    La lutte des sans-papiers en France

    n° 6

    Qu’est-ce que le Parti Communiste International?

    n° 7

    L’impérialisme des porte-avions
    Crise économique et science marxiste
    Invariance de la social-démocratie, invariance du marxisme
    Introduction aux “Considérations” et “Thèses de Naples 1965”
    Considérations sur l’activité organique du parti quand la situation générale est historiquement défavorable
    Thèses sur la tâche historique, l’action et la structure du Parti Communiste Mondial (Napoli 1965)
    La question kurde
    Quoi de neuf en France?
    Vie du parti

    n° 8
    La necessite historique du communisme
    Le spectre du communisme, cauchemar permanent de la bourgeoise mondiale
    Contre toutes les illusions democratiques
    La loi marxiste de la chute tendancielle du taux de profit
    Globalisation et internationalisme proletarien
    Luttes economiques et luttes politiques
    Parti et classe [Source: “Rassegna Comunista”, année 1, n 2 du 15 avril 1921]
    Parti et action de classe [Source: “Rassegna Comunista”, année 1, n 4 du 31 Mai t921]
    La question palestinienne et le mouvement ouvrier international

    n° 9
    En souvenir de Bruno
    Continuité du marxisme révolutionnaire contre continuité de la guerre impérialiste
    Le capital à la vaine récherche d’un ordre mondial
    La bataille incessante du marxisme contre l’anti-impérialisme de façade constitue la base nécessaire à la reconquête prolétarienne de ses traditions de lutte contre la bourgeoisie
    Globalisation et internationalisme proletarien
    La doctrine de l’énergumène
    Tartuffe ou du pacifisme
    Honte et mensonge du «défensisme»
    Thèses supplémentaires sur la tâche historique, l’action et la structure du parti communiste mondial (1966)

    Puor commandes:
    Edizioni Il Programma Comunista
    Casella postale 962 - 20101 Milano (Italy)


Nous ne sortirons pas vivants de la crise sans reprendre le combat

deuxième page

Prolétaires, camarades !
La crise économique qui s’abattra toujours plus lourdement sur nos épaules, détériorant nos conditions de vie déjà dures, a son origine - nous le savons  par expérience directe  et à travers  la mémoire historique de générations et générations de prolétaires - dans un mode de production, le capitaliste, qui fonde son existence sur l’exploitation de notre force de travail. Au nom du profit, une classe de parasites (la bourgeoisie dans toutes ses variantes, de droite et de « gauche »), avec sa suite de fonctionnaires syndicaux et politiques (expression de l’aristocratie ouvrière et de tous les faux partis ouvriers  - dits « réformistes »), nous lie comme des esclaves, sans jamais payer pour la destruction de nos vies, continuant au contraire à en tirer rente, intérêt, dividende. Le prix de cette exploitation, nous la payons tous les jours avec les milliers de nos camarades assassinés sur les lieux de travail, avec les « maladies de société », avec la nocivité des usines, avec l’augmentation infernale de rythmes de travail, avec le travail qui étouffe notre existence, avec les payes misérables. Aujourd’hui, ce mode de production voué au profit, à la compétition de tous contre tous, aux guerres commerciales et aux guerres en armes, à force de  produire des marchandises s’est gonflé comme un bubon et est entré en crise du fait …d’un excès de richesses : une richesse qui pour nous est misère, sous alimentation et chômage de masse.


Prolétaires, camarades !
La bourgeoisie (cette minorité qui possède 80% de la richesse sociale) sait  qu’il faut bien autre chose  que le soutien à la consommation des «biens durables»,  que les amortisseurs sociaux ou la distribution d’aumônes pour celui qui, usé par des années de travail, est mis hors de la production, a été ou sera jeté sur le trottoir à partager les conditions des précaires, des immigrés et des jeunes (en étant, de plus, mis en concurrence les uns contre les autres pour quelque misérable poste de travail, encore plus précaire et dangereux). Et ils nous demandent d’avoir de la patience, d’accepter ces aumônes et d’être disciplinés et  consciencieux dans les bagnes-usines, de nous montrer pacifiques et obéissants et d’arrêter de faire grève et de manifester dans les rues et sur les places, de nous agenouiller devant l’Etat et les patrons, de faire des sacrifices pour remettre en marche la machine capitaliste gonflée par la surproduction et de revenir faire gonfler les profits. En somme, ils nous invitent à prendre tout avec optimisme et résignation, parce qu’ils craignent notre lutte, qu’ils appellent déjà « urgence sociale ».


La vérité est que ceux de nous qui resteront au travail seront mis aux fers. Le temps de travail sera globalement allongé et le travail intensifié et notre classe (celle des sans réserves) devra payer un prix énorme dans tous les pays du monde : chômage, licenciement, précarité croissante, réduction à l’état de misère. A la fin, quand il sera démontré qu’on ne sort pas de la crise si on ne cimente pas les économies nationales par la stimulation de la production de guerre, on nous transportera directement du lieu de travail au champ de bataille, pour nous consommer comme chair à canon. La guerre est leur solution pour sortir de la crise – il n’existe pas pour eux d’autres voies, comme cela s’et clairement vérifié dans le passé.


Prolétaires, camarades !
Pour repousser la soumission totale et la solution que la classe des capitalistes, des patrons de la finance et de la rente, nous propose, il faut à nouveau empoigner les armes de la lutte de classe: ces armes que les institutions organisées par l’ennemi de classe (les syndicats du régime et les partis opportunistes) ont avec le temps désamorcées, mais que nous connaissons tous par expérience directe, dans les batailles soutenues en tant d’années. Les revendications, dans une crise aussi violente alors que nos ennemis veulent nous faire perdre jusqu’à l’espérance du futur, doivent seulement répondre à nos besoins de vie et de travail et nous ne pouvons les obtenir qu’en nous donnant les organisations territoriales de lutte économique et sociale fermées aux patrons et à leurs larbins, capables de combattre avec intransigeance courage et continuité. C’est autour de ces revendications et ces méthodes de lutte qu’il sera nécessaire et possible de réorganiser notre front de classe :


Fortes augmentations de salaires pour tous, plus fortes pour les catégories les moins payées

Réduction drastique du temps de travail sans réduction de salaire

Salaire intégral aux chômeurs, immigrés et précaires

Augmentation généralisée des retraites

Unité de classe sans distinction de race, de sexe, de religion, d’état, de nation

Grève à outrance sans limitation ni dans le temps ni dans l’espace

Blocage de la production et des services

Elargissement des luttes par delà les limites de la catégorie, de l’usine, hors de l’étroitesse de la localité et de la nation


C’est seulement à partir d’une défense aussi déterminée que l’on pourra alors développer la force d’une offensive victorieuse. Mais nos objectifs immédiats, nos méthodes, notre organisation économique, notre nombre et notre présence diffuse partout, nécessaires pour survivre aujourd’hui et réorganiser nos rangs, ne suffisent pas à nous débarrasser de la dictature que la bourgeoisie impérialiste nous impose avec sa démocratie parlementaire et toutes ses institutions démocratiques (ou selon les besoins, autoritaires et fascistes) : le régime du capital est un régime de guerre, de destruction de la qualité humaine de détérioration de la vie sur terre jusqu’à en menacer la disparition. Pour être victorieuse l’offensive à laquelle nous sommes appelés doit être inscrite dans la perspective (encore lointaine, mais à préparer dès la lutte d’aujourd’hui) d’une révolution sociale et politique, de la conquête du pouvoir et de l’instauration de notre dictature de classe jusqu’à la victoire définitive du communisme, société sans classe. Et pour ceci est nécessaire une arme fondamentale, faite de théorie et de pratique, de science et d’organisation : le parti de classe, le Parti révolutionnaire.


A cette et à cette perspective, à la guerre de classe, vous appelle et vous attend notre parti, votre  parti.

Parti communiste international
(Cahiers Internationalistes)

Mai 2009 pdf